La plus belle carte du monde

Récemment, je suis tombée malade. En fait, le maudit virus dont on ne peut prononcer le nom s’est pointé le bout du nez dans notre foyer, et j’y ai goûté. En plus de perdre complètement la voix, mon corps s’est retrouvé dans un état profond de fatigue. Mon amoureux a donc pris la maisonnée en charge afin que je puisse me reposer (avant de tomber lui aussi malade).

Et c’est là que j’ai reçu la plus belle carte du monde…

L’impact de notre état sur nos enfants

En m’installant péniblement dans mon lit, j’ai entendu un bruit de carton froissé sous mon oreiller. C’est en le soulevant que j’ai découvert une magnifique carte à mon attention, déposée par mon grand garçon d’à peine 6 ans. C’était écrit « Je t’aime maman », avec plein de beaux dessins. Mon cœur s’est rempli d’amour.

Et puis, j’ai réfléchi aux derniers jours. Mon garçon n’a pas seulement fait une carte pour me dire qu’il m’aime. Il a constaté mon état de santé qui se dégradait. Il a vu que je ne me sentais pas bien, que j’avais mal un peu partout. Il a sans aucun doute ressenti ma fatigue et mon manque de patience. Et il s’est inquiété suffisamment pour prendre du temps afin de concocter cette belle pensée à mon attention. Même si j’ai fait mon maximum pour que rien ne change dans leur routine. Même si j’ai sorti mon plus beau sourire dans les circonstances pour discuter avec eux. Même si leur papa est super présent et impliqué.

Malgré tout, nos enfants s’inquiètent pour nous. Ils sont de véritables petites éponges et ressentent absolument tout. Le moindre changement d’humeur. Le plus petit débordement. Les états d’être et les états d’âme. Le lendemain matin, nous avons discuté lui et moi. Il m’a dit qu’il se sentait triste que j’aie perdu ma voix et que je ne sois pas en forme. Il avait peur que je parte au ciel, que je ne sois plus jamais la même maman.

Ce cadeau précieux de mon garçon s’est avéré encore plus grand que la carte elle-même : il m’a rappelé à quel point nous devons prendre soin de nous pour qu’ils ne ressentent pas nos perturbations intérieures eux aussi. Ce cadeau m’a fait réaliser que je devais être encore plus consciente de chacun de mes gestes, de mes choix, de mes mots. Évidemment, nous ne sommes pas parfaits. Tous les parents du monde font des erreurs, c’est simplement humain. Mais si on arrivait à vivre avec juste un peu plus de conscience, à prendre du temps pour soi et pour respirer doucement quelques minutes par jour, l’effet se ferait sentir dans tout notre être et jusqu’à nos enfants.

Prendre soin de soi pour prendre soin des autres

Quand je suis calme, en forme et connectée, mes enfants le ressentent. Quand je suis fatiguée, malade ou triste, mes enfants le ressentent aussi. En avion, lorsqu’on nous explique le fonctionnement des masques à oxygène, on apprend qu’il faut d’abord mettre notre masque avant d’aider nos voisins. Pour les parents, c’est un peu la même chose. Comment pouvons-nous penser être les meilleures personnes pour prendre soin de nos tout-petits si nous n’arrivons pas à recharger nos propres batteries? Si nos ressources intérieures sont épuisées?

J’ai remarqué que mes journées sont 100 fois plus agréables lorsqu’elles commencent par une activité que j’aime. Je débute donc systématiquement chaque journée par une séance de yoga ou un petit tour au jardin lorsqu’il fait beau. Je prends le temps d’apprécier ces quelques minutes pour moi, et j’en ressens une profonde gratitude. Après, la journée est souvent beaucoup plus facile. Et je remarque que mes enfants sont aussi plus calmes quand je suis moi-même ancrée et dans un état de légèreté. Tout le monde en profite! J’ai installé la belle carte de mon garçon tout près de mon bureau à titre de rappel. Chaque fois que je la vois, je fais un effort pour prendre davantage soin de moi… et donc de mes deux petits.

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Marie-Claude Doyon

Marie-Claude Doyon

Rédactrice, traductrice et linguiste de formation, j’ai officiellement lancé ma première entreprise en 2018. C’est l’amour des mots qui m’a poussée à créer Rédac-Plus. Mais à force d’écrire pour les autres, j’ai aussi eu envie d’expérimenter ma créativité différemment. Inspirée par le féminin sacré et le désir de vivre dans l’ici et maintenant, je me suis formée à l’enseignement du yoga et de la méditation. Maman de deux p’tits loups et sorcière à mes heures, je poursuis mon chemin vers le slowpreneuriat une journée à la fois.

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