Vivre sur le pilote automatique

Il y a quelques mois, en plein cœur d’un rush de travail monumental, j’ai décidé de m’arrêter quelques instants pour lire un livre. En fait, je cherchais surtout le moyen de mettre sur pause mon cerveau pour contrer l’insomnie qui me poursuivait depuis plusieurs nuits. 

Le stress dans le tapis, j’ai exploré vite vite ma bibliothèque afin de trouver quelque chose d’intéressant à lire avant le dodo. Et tant qu’à prendre du temps pour lire, aussi bien choisir un livre utile… Je suis tombée sur L’anxiété sans complexe, de Sophie Maffolini. J’avais acheté son magnifique livre il y a longtemps, mais je n’avais pas encore pris le temps de le consulter. 

Après des mois de course folle, je me suis (enfin) arrêtée pour lire. Bien assise dans mon lit, j’ai pris une grande inspiration et j’ai plongé dans l’univers de Sophie. Dès les premières pages, je me suis reconnue et le temps s’est arrêté. 

En fait, j’ai plutôt ressenti un véritable électrochoc. 

J’ai été happée par cette écriture si douce et si brutale à la fois. Je me reconnaissais dans plusieurs patterns, dans les mots et dans les maux. Tout semblait s’adresser à moi. 

Et j’ai lu LA phrase…

« La vie, c’est fait pour être heureux, pour découvrir, pour savourer. »

Bang ! Aussi simple que ça. 

Sauf qu’à ce moment-là, ça ne pouvait pas être plus loin de ma réalité. En fait, je n’étais pas malheureuse. Sans m’en rendre compte, je n’avais juste jamais mis le bonheur à l’agenda. Pas le temps d’y réfléchir, et encore moins de l’explorer et de le savourer…

J’aime mes enfants. J’aime mon chum. J’aime ce cocon tissé serré qu’on s’est construit au fil du temps. Sauf qu’on passe notre vie à courir après quelques heures durant lesquelles on peut enfin se retrouver en paix dans notre petit monde à nous. Est-ce que c’est vraiment ça, la vie de famille ? Le bonheur ?

Se démener toute la semaine pour enfin avoir 2-3 heures de break le dimanche après-midi, une fois qu’on a été aux cours de soccer, fait le ménage, la popote, et toutes les commissions ? On s’enivre un petit bout, puis on recommence la course folle le lundi matin ? 

Non. Ça ne peut pas être juste ça. 

D’un coup, j’ai pris conscience de l’ampleur du problème qu’on avait nous-mêmes créé : pendant des années, on s’est contenté de suivre la vague sans se poser de question. On a accumulé les obligations au calendrier. On a même perfectionné notre sens de l’organisation pour entrer encore plus de choses dans nos cases horaires. On était devenus les champions des tâches connexes entre nos rendez-vous !

D’un rush à l’autre, on a activé le pilote automatique de notre vie. 

Je ne le savais pas encore à ce moment-là, mais il faudrait beaucoup de travail, de remises en question et d’efforts pour faire marche arrière. La machine était déjà tellement bien rodée… 

Le lendemain, j’ai pris la décision de libérer 30 minutes par jour dans mon horaire, uniquement pour moi. Petit à petit, j’ai laissé aller des clients pour alléger un peu mon emploi du temps. Je suis passée de 70 heures par semaine à 40 heures. 

Ça m’a permis de me remettre au yoga. J’ai mis fin à d’autres contrats pour suivre une spécialisation comme prof de yoga. J’ai découvert la méditation et son effet puissant sur mon bien-être. J’ai refusé de nouveaux clients. J’ai encore libéré mon agenda. En famille, on a laissé tomber des activités pour les remplacer par des temps libres. On a dit « non ». Souvent. 

Tranquillement, on a délaissé le pilote automatique et on a repris le contrôle. Certains m’ont dit que j’avais perdu beaucoup : des contrats trippants, de l’argent, des opportunités. Moi, je trouve que j’ai gagné bien plus. 

Parce que c’est seulement à ce moment-là que le bonheur s’est invité… 

Tout doucement, on l’a apprivoisé. On lui a fait une place dans nos vies. En fait, je sais maintenant qu’il a toujours été là. On était simplement trop occupés pour s’en rendre compte.  

Si toi aussi tu ressens le besoin de quitter le pilote automatique et prendre soin de toi, je te propose une séance de yoga active pour retrouver ton ancrage. C’est gratuit ici !

Marie-Claude Doyon

Marie-Claude Doyon

Rédactrice, traductrice et linguiste de formation, j’ai officiellement lancé ma première entreprise en 2018. C’est l’amour des mots qui m’a poussée à créer Rédac-Plus. Mais à force d’écrire pour les autres, j’ai aussi eu envie d’expérimenter ma créativité différemment. Inspirée par le féminin sacré et le désir de vivre dans l’ici et maintenant, je me suis formée à l’enseignement du yoga et de la méditation. Maman de deux p’tits loups et sorcière à mes heures, je poursuis mon chemin vers le slowpreneuriat une journée à la fois.

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